Liberté d’aller et venir : droits et limites
Chaque résident conserve a priori sa liberté d’aller et venir dans et hors de l’établissement. Toutefois, ce droit peut être limité – mais jamais supprimé sans raison sérieuse – dans des situations de perte de discernement mettant en danger la personne ou autrui (ex: fugue associée à un syndrome démentiel sévère).
-
Restriction exceptionnelle : Elle doit toujours être motivée, notifiée au résident et à sa famille, et faire l’objet d’une réévaluation régulière par l’équipe médicale.
-
Mise en place de dispositifs sécuritaires : Ils doivent être proportionnés, comme le port d’un bracelet d’identification ou la sécurisation des accès, mais jamais de façon systématique ni arbitraire.
Le Conseil de l’Europe dans sa « Recommandation sur la promotion des droits de l’homme des personnes âgées » insiste sur la nécessité que toute restriction reste exceptionnelle, individualisée et motivée, sous contrôle d’un tiers impartial.