Respect de la dignité et droits fondamentaux : un socle non négociable
L’entrée en établissement n’efface en rien les droits de la personne âgée. Bien au contraire, le cadre légal renforce le respect de la dignité humaine, de l’intimité et de la liberté d’expression, quel que soit le niveau d’autonomie du résident.
-
Charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante : adoptée en France en 1997, elle inspire l’ensemble des pratiques. On y retrouve le droit à la vie privée, au libre choix de son mode de vie, à la pratique de sa religion ou conviction, et à participer aux décisions individuelles qui concernent la santé, l’alimentation ou l’organisation du quotidien.
-
Contrat de séjour : ce document, obligatoire, précise chaque engagement entre l’établissement et le résident (décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001), allant du cadre de vie aux prestations offertes. Sa signature engage pénalement la structure à le respecter.
-
Liberté d’aller et venir : Des limitations ne peuvent être décidées qu’exceptionnellement et sur justification médicale (ex : trouble cognitif avançant un risque de fugue et de danger).
-
Confidentialité des informations : Le secret médical et administratif (accès au dossier, transmission des données, etc.) est légalement garanti (Article L.1110-4 du Code de la santé publique).
La violation de ces droits peut entraîner des sanctions administratives, voire pénales, contre l’établissement ou ses responsables.