Quelles limites à la liberté d’aller et venir ?
Dans la réalité des maisons de retraite médicalisées (EHPAD), la liberté d’aller et venir connaît quelques limites, principalement liées à la sécurité. Plusieurs situations peuvent amener l’établissement à encadrer ou restreindre cette liberté.
Quand peut-on restreindre cette liberté ?
- Risques de chute : certains résidents présentent des troubles de l’équilibre. Les portes d’accès extérieures peuvent être sécurisées pour éviter des chutes dans les escaliers ou à l’extérieur.
- Déambulation dangereuse : en cas de troubles cognitifs (Alzheimer, démence), le risque d’errance hors de l’établissement existe. Certains seniors pourraient, sans surveillance, se mettre en danger ou se perdre.
- État de santé instable : accident vasculaire cérébral récent, désorientation brutale, risque suicidaire identifié.
Toute restriction doit impérativement être proportionnée, justifiée et temporaire. Une décision médicale, collégiale, et documentée s’impose. La HAS (Haute Autorité de Santé) recommande d’examiner chaque cas individuellement, avec réévaluation régulière (HAS, Guide pratique 2021).
Les restrictions collectives : retour d’expérience de la crise sanitaire
La pandémie de COVID-19 a amené des restrictions collectives inédites : confinements en chambre, suspension des sorties. Si ces mesures visaient la sécurité sanitaire, elles ont eu un profond impact psychologique (perte de repères, sentiment d’isolement), documenté par la DREES (Étude DREES, 2021). Le retour à la normale a réveillé la vigilance sur l’encadrement de ces restrictions : aucune mesure collective limitant durablement la liberté d’aller et venir ne peut être maintenue en dehors d’un contexte d’urgence grave et temporaire.